Auteur Sujet: Réponse en coïncidence  (Lu 29853 fois)

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Réponse en coïncidence
« Réponse #15 le: 09 décembre 2015 21:05 »
Salut tous,

Hervé, ton raisonnement ne me paraît en premier lieu limité au cas des HPs en MT.

Mais tu n'as pas tout à fait tort en distinguant une source ponctuelle d'une source composite. Toutefois, l'approximation de la source ponctuelle me paraît pleinement suffisant: J'ai fait des essais avec une mesure à 1m, une mesure à 2m et à l'infini. Ce qui correspond aux pressions sur une sphère de 1m, 2m etc...
Et on ne constate pratiquement pas de différences entre les pressions exercées sur les différentes sphères. ça montre "simplement", de manière "simple" et peut-être un peu "simpliste" que l'on peut considérer globalement une source avec 2 Hps écartés de 120mm l'un de R=12mm, l'autre de R = 75mm comme ponctuelle à partir d'un mètre de propagation. Si tu veux de creux et des bosses, faut aller voir du coté des modes de résonance de la pièce.
Et chose attendue, pour les HPs coaxiaux, il n'y a aucune différence!


Quant aux LR, j'ai souvenir qu'il étaient présentés comme possédant le lobe dans l'axe de l'émission. Je me rappelle encore le dessin qui montrait l'émission d'une enceinte face à un public en gradin, histoire d'arroser le plus grand nombre...

Avoir une courbe de coïncidence plate c'est pas pire: ça veut dire qu'il n'y a pas de déphasage. Et c'est une des conditions possibles pour ne pas avoir de lobes latéraux. Mais ce n'est pas une condition nécessaire!!!! Une autre condition, c'est par exemple le coaxial. Et on peut y mettre des tas de filtres quelconques, il ne peut pas y avoir de directivité du fait de la géométrie! A quoi sert elle cette courbe de coïncidence dans ce cas? A pas grand chose n'est ce pas?...
« Modifié: 09 décembre 2015 21:15 par Rascalito »

Hors ligne œdicnème

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Réponse en coïncidence
« Réponse #16 le: 09 décembre 2015 22:05 »
Et on peut y mettre des tas de filtres quelconques, il ne peut pas y avoir de directivité du fait de la géométrie! A quoi sert elle cette courbe de coïncidence dans ce cas? A pas grand chose n'est ce pas?...

Il reste la directivité propre à chacune des surfaces émissives.
En principe, le coaxial a tout de même  quelque chose d'idéal.
Mais, en pratique, il ne remporte pas une conviction en rapport
avec celle que devrait entraîner cette idéalité.
Les HP en MT ( pour ne pas s'exprimer avec crypticisme = Tweeter et Medium alignés verticalement)
restent la configuration la plus utilisée.

Hors ligne Rascalito

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Réponse en coïncidence
« Réponse #17 le: 10 décembre 2015 04:33 »
Que le coax présente d'autres défauts (ou pas!) n'est pas le sujet.

Je pense être en mesure de faire une synthèse:

D'une part, les courbes en coïncidences sont aux vraiment aux fraises si les sources sont symétriques. Elle n'ont alors aucune signification tangible.

D'autre part, Hervé a fait une explication claire et nette qui semble bien se tenir mais qui paraît aussi un peu éloignée des cas pratiques. Une réflexion latérale n'a pas d'influence étant donné l'écart entre HP verticalement. Ce n'est donc généralement pas suffisant pour engendrer ce déphasage, sans compter l'influence de la directivité dans l'aigu si le tweeter est guidé, etc...
Par contre, je dirais maintenant que grâce à cela je vois une signification physique bien plus simple, et je pense désormais que ce qu'Hervé décrit c'est tout simplement le phénomène de directivité (voir la première image du filtre), et si on prend le cas de l'ordre 1, il apparaît que les +3dB correspondraient dans le réel au lobe émis vers le bas à la fréquence de filtrage. ça me paraît coller avec les explications données. Et ça serait logique.

J'ai toujours envie de dire: "Et alors?" car sur le bilan "énergétique" (c'est à la mode) du rayonnement il est compensé par un trou émis symétriquement vers le haut, simplement parce que le déphasage est constant et de 90°. Mais ça les courbes en coïncidence ne l'indiqueront pas: La constance du déphasage est un critère qui va dans le bon sens. La résultante après diffusion est neutre si les réflexions sol/mur ont même atténuation. Ce ne sera pas le cas dans d'autres filtres je pense... C'est à confirmer.

Pour info, j'ai refait les simul sur des sources ponctuelles, histoire de voir d'où venait cette légère pâleur à la fréquence de filtrage, celle-ci était due à la dimension du piston grave et son atténuation aux grands  angles.

Et j'ai le bonheur de vous dire que le filtre d'ordre 1 dans le cas de sources ponctuelles coaxiales est un filtre idéal sur tous les plans dans le sens ou son rayonnement est homogène et en phase et qu'il ne présente aucune directivité ou défaut fréquentiel! Mais cependant, il a toujours la problématique de pente à 6dB qu'on lui connait et qui limite son utilisation. Et puis certains coaxs peuvent présenter d'autres défauts dépendant de leur conception mais c'est pas le sujet.

Bref, mon  propos est de dire que les courbes en coïncidence, si elles présentent un intérêt dans une config MT ne peuvent pas prétendre à devenir un critère de qualité de filtrage pour les configurations symétriques. Et j'ose espérer faire le consensus là dessus...

« Modifié: 10 décembre 2015 10:11 par Rascalito »

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Réponse en coïncidence
« Réponse #18 le: 10 décembre 2015 10:29 »


Bref, mon  propos est de dire que les courbes en coïncidence, si elles présentent un intérêt dans une config MT ne peuvent pas prétendre à devenir un critère de qualité de filtrage pour les configurations symétriques. Et j'ose espérer faire le consensus là dessus...

Bonjour Rascalito,

Je veux bien m'insérer dans ce consensus naissant  ;)

Pour recentrer le propos, et éviter de partir dans des considérations qui n'ont rien à voir avec la Courbe de Réponse En Coïncidence ( une source ponctuelle insérée dans un environnement réverbérant ... etc ... ), je vais prendre un autre exemple, que je vais essayer de chiffrer.

Je rappelle d'abord qu'il ne s'agit pas de nier l'importance de la CREC, mais de regarder de plus près dans quel contexte elle est pertinente.

Il s'agit d'une enceinte close 2 voies équipée d'un 17 cm dans le grave. Cette enceinte coupe à 60 Hz. L'utilisateur souhaite une extension de bande passante dans l'extrême grave, et choisi de transformer son enceinte 2 voies en 3 voies, avec le rajout juste en dessous du 17 cm, d'une extension équipée d'un HP de 25 cm. La cible de filtrage visée est un Butt18 analogique, pas de possibilité de jouer sur les délais. Les centres émissifs des 2 HPs sont donc distants ici de 22 cm.

Je sais que l'utilisation d'un Butt18 va créer autour de Fc une bosse de +3 dB sur la CREC.

Mais en pratique, on va voir qu'ici, cette bosse de 3 dB ne se présentera jamais. La bosse maximale sera obtenue lorsque la pire configuration géométrique sera atteinte, c'est à dire lorsque la différence de trajet entre les 2 HPs sera maximale: 22 cm ici.
Pour cette distance de 22 cm, la pire configuration pour titiller la CREC, c'est lorsque le HP de 25 cm sera en avance de "22 cm " sur le HP de 17 cm ( ça se passe quelque part entre le sol et le HP d'extrême grave mais pour le moment on s'en fou ).

Si je simule tout ça ( 22 cm = avance de 650 uS sur le 25 cm ), je vois que ma courbe de réponse ne présente au maximum qu'une bosse de +1 dB. Je ferais avec. C'est le maximum que ce filtrage Butt18, dans ce contexte ci peut dégrader. En quelque sorte, la CREC de ce montage là devrait s'arrêter à +1 dB, et non à +3 dB, parce que le déphasage entre les 2 HPs n'aura jamais l'occasion d'atteindre "le pire des cas"  prévu par la théorie.
Ce pire des cas, ici, serait que le HP de 25 cm se retrouve quelque part avec une avance de phase de 90° à la Fc, ce qui correspond à un écart de distance de 144 cm avec le HP de 17 cm ...

Qu'est ce qui me permet d'affirmer qu'après multiples réflexions dans le local, je ne peux pas me retrouver avec un écart de 144 cm entre une ou des réflexions du HP de 25 cm et entre une ou des réflexions du HP de 17 cm ? Hein, dada, tu vas répondre ? ... les français veulent savoir  :-[

C'est ce que j'ai visiblement du mal à exprimer avec Hervé: Au delà de mes 22 cm ( dans le pire des cas, hein ) les 2 ondes sonores issues de chacun des 2 HPs sont irrémédiablement combinées, elles ne forment plus qu'une seule. Mon oreille ou mon microphone de mesure ne captent pas séparément du 60 Hz sortant du HP de 10 pouces et du 60 Hz sortant du HP de 6 pouces. Cette combinaison n'est plus séparable. Elle ira où elle voudra, rencontrera toutes les parois autant de fois qu'elle le désire, elle n'aura jamais la possibilité, passés ces 22 cm, d'augmenter son niveau de plus de 1 dB.

En tout endroit du champ direct, et en tout endroit de chaque paroi, une fois passés ces 22 cm, c'est toujours la combinaison de ces 2 HPs qui existe, et rien d'autre ( enfin si, j'ai débranché le tweeter pour ma démonstration ) :)).

Si j'avais utilisé un LR24, dont la CREC est parfaite, le raisonnement serait le même, sauf que le pire des cas, pour 22 cm, générerait ici un très très léger creux dans la courbe de réponse au lieu d'une bosse de 1 dB. Mais c'est toujours la combinaison des 2 HPs qui vient frapper et rebondir sur les parois ... à 1 dB près, ici, entre le maximum du LR24 et le maximum du Butt18, et non à 3 dB près...

 ... Toutes choses égales par ailleurs. Hervé, je n'ignore pas que les HPs de grave, surtout les grands, lorsqu'ils sont utilisés à leur limite supérieure ...; que la pièce d'écoute introduit des réflexions qui peuvent ...; que la directivité ...; que ... etc ... etc ... mais c'est valable pour toute configuration de filtrage, CREC parfaite comprise  8)

Cordialement   ... dada ...

Hors ligne œdicnème

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Réponse en coïncidence
« Réponse #19 le: 10 décembre 2015 12:10 »
D'une part, les courbes en coïncidences sont aux vraiment aux fraises si les sources sont symétriques. Elle n'ont alors aucune signification tangible.

Alors qu'au moins 90% des enceintes appréciées des audiophiles ont des configurations asymétriques ?

Il faut bien se remettre en mémoire que la disposition Medium-Tweeter-Medium de d'Appolito ne visait au départ qu'à compenser le défaut engendré par la quadrature de phase entre passe-bas et passe-haut des filtrages Butterworth d'ordre 3.   

Citer
Bref, mon  propos est de dire que les courbes en coïncidence, si elles présentent un intérêt dans une config MT ne peuvent pas prétendre à devenir un critère de qualité de filtrage pour les configurations symétriques. Et j'ose espérer faire le consensus là dessus...

Si l'on admet que la courbe en coincidence ne peut prétendre devenir un critère de qualité pour les configurations symétriques (inventées pour la raison expliquée ci-dessus), ça pourrait mener à une interprétation selon laquelle elle introduit, dans ce cas, un défaut. Lequel ?
 
Citer
Et j'ai le bonheur de vous dire que le filtre d'ordre 1 dans le cas de sources ponctuelles coaxiales est un filtre idéal sur tous les plans dans le sens ou son rayonnement est homogène et en phase et qu'il ne présente aucune directivité ou défaut fréquentiel!

Encore faut-il que la fréquence de résonance du haut-parleur filtré en passe haut (= le tweeter) soit compensée, autrement dit que sa réponse soit boostée à 6 dB/o en dessous de sa résonance.
Sinon adios, les 6 dB de pente.
En y allant avec prudence, c'est tout à fait à la portée d'un processeur numérique.
Je l'ai testé vite fait mais avec une configuration classique MT. Qui d'autre ? 
« Modifié: 10 décembre 2015 15:02 par œdicnème »

Hors ligne Rascalito

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Réponse en coïncidence
« Réponse #20 le: 10 décembre 2015 15:24 »
Salut Tous,

Dada, oui, c'est évident quand on y pense: Quand la distance entre les deux HPs est faible devant la longueur d'onde (ou la moitié ou le quart... c'est pas important). Le montage est assimilable à une source ponctuelle.

Citer
Alors qu'au moins 90% des enceintes appréciées des audiophiles ont des configurations asymétriques ?
C'est peut-être 95% des enceintes construites qui sont en MT et dans ce cas, avoir 90% des enceintes appréciées en MTM ou en coax c'est plutôt valorisant pour ces configs.

Citer
Si l'on admet que la courbe en coincidence ne peut prétendre devenir un critère de qualité pour les configurations symétriques (inventées pour la raison expliquée ci-dessus), ça pourrait mener à une interprétation selon laquelle elle introduit, dans ce cas, un défaut. Lequel ? 
Oedicnème, En maths tout ce qui n'est pas vrai dans tous les cas est faux. C'est sur ce principe que l'on peut dire que c'est un critère inadapté. Il importe de limiter le domaine d'application des CC car son utilisation engendre des estimations fausses du fait qu'elles ne prennent pas en compte la géométrie et dans l'exemple de Dada, la fréquence.
Par exemple, dans un hypothétique choix, du fait que la CC fait une bosse, on mettra de coté des filtres qui pourrait s'avérer totalement pertinents ou particulièrement adaptés. 

Citer
Encore faut-il que la fréquence de résonance du haut-parleur filtré en passe haut (= le tweeter) soit compensée, autrement dit que sa réponse soit boostée à 6 dB/o en dessous de sa résonance.
Sinon adios, les 6 dB de pente.

J'ai rien compris... Moi, si je fais un MTM 1er ordre, je prendraisdes HPs avec une plage de recouvrement qui soit très grande, disons au moins 4 ou 6 octaves. En gros un grave qui monte loin et proprement et un aigu qui descend bas" ça limite le choix des HPs de manière drastique, mais c'est pas le propos.


« Modifié: 10 décembre 2015 15:43 par Rascalito »

Hors ligne œdicnème

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« Réponse #21 le: 11 décembre 2015 00:51 »
A propos d'écart de phase nul entre passe-haut et passe-bas 

Voici quatre graphiques issus de simulation.
Ce sont les courbes de niveau et de retard de propagation de groupe de la sommation pour deux filtrages : 
- celle d'un Linkwitz-Riley d'ordre 2 (écart de phase nul)
- celle d'un Butterworth d'odre 3 (écart de phase de 90°) 
Dans les deux cas, polarité du passe-haut inversé.
Ont été insérés dans le passe-haut, la réponse d'un tweeter résonant à 353 Hz, soit une octave et demie en dessous de la fréquence d'aiguillage à 1 kHz.
Les différentes courbes correspondent à des valeurs de 0.5, 0.707, 1.0, 1.414 et 2.0 du coefficient de surtension de la résonance du tweeter.

Pas tout à fait anodine, la répercussion de l'écart de phase du filtrage initial, n'est-ce pas ? 
« Modifié: 19 décembre 2015 20:06 par œdicnème »

Hors ligne Rascalito

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« Réponse #22 le: 11 décembre 2015 05:24 »
Tiens, ça me rappelle qq chose :)
Effectivement, en passif les composants sont encore un autre probleme qui mériterait un fil à part entière. Et si tu Zobélise ça, ça donne quoi?

Tu te serais pas gourré? On voit 2 fois le même jeu...

Hors ligne dada

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Réponse en coïncidence
« Réponse #23 le: 11 décembre 2015 11:44 »
Bonjour oedicnème, bonjour à tous,

Je reprends ton LR2 1 kHz, dont la cible est perturbée par le tweeter qui résonne à 353 Hz.

C'est l'occasion de tester les différentes manières qui existent pour rétablir la cible.

J'expose la mienne qui est facile à sétupiser :o sur un DCX

J'utilise d'abord WinIsd, parce qu'il est possible de superposer quasi instantanément plusieurs courbes et d'arriver très vite (  quelques minutes ) au résultat, visuellement, par une approche graphique particulièrement ludique !

Donc, ici, il s'agit d'épouser la courbe d'un passe-haut LR2 à 1000 Hz. Je " fabrique " donc avec WinIsd une 1ère courbe cible que j'obtiens avec n'importe quel HP dans la banque de donnée, et auquel j'applique une Transformée de Linkwitz dans l'onglet qui va bien: Q = 0.5 et F = 1 kHz.

J'ai ma cible LR2 1 kHz à l'écran.

Ensuite, j'ouvre une 2ème courbe cible de la même façon et je fabrique la réponse de mon tweeter, ici je rentre dans la TL: Q=1 et F = 353 Hz  si ce tweeter résonne à 353 Hz avec Qt = 1 ...

J'ai à l'écran ma cible LR2 + la courbe de mon tweeter.

Le but du jeu ( il y a d'autres méthodes ) est d'aplatir la réponse du tweeter avec une EQ paramétrique ( c'est celle qui rentrera plus tard dans le DCX ) de telle façon que sa pente au voisinage de la fréquence de coupure visée ( 1 kHz ici ) soit proche d'un filtre du 1er ordre. En général, on s'en tire facilement avec un Q visé autour de 0.3. Une bonne occasion de tâtonner en visualisant immédiatement ce que l'on fait. On peut aussi tenter l'approche par la courbe de phase au lieu de la courbe de réponse. Rien n'empêche non plus de rentrer une 3ème courbe à l'écran, avec comme cible un Butt6 à 1 kHz, pour s'approcher plus facilement.

En tout état de cause, il ne sert à rien de chercher au 1/10 dB près à s'approcher d'un strict 1er ordre à 1 kHz, parce qu'on va ensuite régler au plus près de la cible finale LR2 en ajoutant un passe-haut du 1er ordre quelque part autour de 1000 Hz.

Ca parait compliqué comme approche, mais en fait, en quelques secondes ici, on arrive au but. Le seul calcul à faire est celui de l'atténuation à Fr. Pour rappel il est égal à 20log ( 0.3/ 1 ) si j'ai un tweeter qui a un Qt de 1 et que je vise un Q de 0.3.
J'ai donc mis l'EQ suivante sur la courbe cible du tweeter ( par le même onglet qui va bien ): F = 353 Hz A = -10,5 dB  Q=0.3

Je ne suis pas allé plus loin, je vois sur la courbe que j'ai un peu trop d'atténuation à 1000 Hz ( je devrais avoir -3 dB, j'ai aux alentours de -3, xx dB ).
Toujours avec le même onglet, je choisis maintenant de rajouter sur la courbe cible de mon tweeter désormais aplati, un Butt6 à 1000 Hz pour viser le LR2 ( LR2 = Butt6 + Butt6 ). Et là, sur l'écran, on voit tout de suite comment il faut déplacer la fréquence de ce Butt6 pour coller à la cible du LR2, c'est quelques secondes pour arriver visuellement à un résultat top.

Ici, ben, jai donc choisi une EQ avec 353/0.3/-10,5 qui m'a très vite amené à un Butt6 à 920 Hz. La courbe de mon tweeter est Quasiment Confondue ( on parle d'une approche Q.C  :D ) avec la courbe LR2. Petite vérif sur les courbes de phase: elles s'écartent de moins de 10 degrés dans la zone de croisement  ... je ne vais pas plus loin, passons sur Tina pour vérifier tout ça.

Donc, sur un DCX par exemple, je rentrerais pour le passe-haut du tweeter un Butt6 à 920 Hz et une EQ ( 353 Hz/0.3/-10,5 )
et sur le grave, un LR2 à 1000 Hz.

Sur Tina, ça donne ça:
EDIT: il y a une erreur sur mon tracé: la courbe bleue correspond à un Q de 0.5 et la courbe noire à un Q de 1.



cdt   ... dada ...
« Modifié: 11 décembre 2015 11:50 par dada »

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« Réponse #24 le: 11 décembre 2015 12:03 »
All,

Il y a clairement un problème de vocabulaire.
Pour la énième fois, la courbe de réponse en coïncidence donne le pire cas de la réponse d'un filtre, sans considération de réponse des hp, des dimensions d'iceux, dimensions de la pièce, etc ...
Pire cas, ça veut dire qu'en conditions normales de mise en oeuvre, la courbe de réponse sera toujours meilleure que la courbe de réponse en coïncidence.
Le cas où toutes les réflexions sont constructives n'existe pas, je pensais que tout le monde avait compris ça.
Si la coïncidence donne une bosse de +3dB, on n'aura jamais +3db à la mesure, où qu'on la fasse. Mais la courbe indique une bosse et il y en a bien une, et elle ne dépassera jamais +3dB.
On pourra donner les exemples les plus subtils (!), il n'empêche que si cette courbe prévoit une bosse, il y a de fortes chances pour que celle ci existe à la mesure et quoi qu'on en dise, c'est une information précieuse.

Au passage :

Citer
En maths tout ce qui n'est pas vrai dans tous les cas est faux.
  C'est pour quand la médaille Field ?

Citer
Je sais que l'utilisation d'un Butt18 va créer autour de Fc une bosse de +3 dB sur la CREC.

Traduction : la bosse maximale due à l'utilisation du Butt18 sera de +3dB

Citer
La bosse maximale sera obtenue lorsque la pire configuration géométrique sera atteinte, c'est à dire lorsque la différence de trajet entre les 2 HPs sera maximale: 22 cm ici.

Ceci est faux. Même dans une pièce d'écoute standard, la différence de trajet max peut être largement supérieure à 22cm.

Citer
Ce pire des cas, ici, serait que le HP de 25 cm se retrouve quelque part avec une avance de phase de 90° à la Fc, ce qui correspond à un écart de distance de 144 cm avec le HP de 17 cm ...

Et oui, d'où le choix d'une fréquence basse pour l'exemple. C'est sur qu'avec 600Hz, c'est moins démonstratif ....

Citer
C'est ce que j'ai visiblement du mal à exprimer avec Hervé: Au delà de mes 22 cm ( dans le pire des cas, hein ) les 2 ondes sonores issues de chacun des 2 HPs sont irrémédiablement combinées, elles ne forment plus qu'une seule. Mon oreille ou mon microphone de mesure ne captent pas séparément du 60 Hz sortant du HP de 10 pouces et du 60 Hz sortant du HP de 6 pouces. Cette combinaison n'est plus séparable. Elle ira où elle voudra, rencontrera toutes les parois autant de fois qu'elle le désire, elle n'aura jamais la possibilité, passés ces 22 cm, d'augmenter son niveau de plus de 1 dB.

Acte de foi incompréhensible.

Citer
Et j'ai le bonheur de vous dire que le filtre d'ordre 1 dans le cas de sources ponctuelles coaxiales est un filtre idéal sur tous les plans

Mais malheureusement inutilisé chez tout fabricant d'enceinte sérieux.

Citer
Bref, mon  propos est de dire que les courbes en coïncidence, si elles présentent un intérêt dans une config MT ne peuvent pas prétendre à devenir un critère de qualité de filtrage pour les configurations symétriques. Et j'ose espérer faire le consensus là dessus...

Démonstration svp ?

Citer
Les différentes sources de notre enceinte, Hervé,  ne vont pas avoir de réflexions à des endroits différents. Non, je te contredis et je suis curieux d'entendre tes explications sur ce point, parce que ta formulation est maladroite.

Démonstration ?


A plus,   Hervé.



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Réponse en coïncidence
« Réponse #25 le: 11 décembre 2015 14:28 »
Bonjour Hervé,

Si tu ne comprends pas les " démonstrations " que tu n'arrêtes pas de me demander, c'est pas grave, mais je ne vais pas radoter à l'infini sur le sujet.

Si tu préfères penser que je n'ai rien compris, au point de me rappeler constamment comment fabriquer de l'eau tiède, c'est pas grave non plus.

Je t'ai exposé mon point de vue, de différentes manières. Il se résume au fait que je ne crois pas, contrairement à toi, que l'onde sonore d'un HP va prendre un chemin différent de celle du HP qui est à coté de lui, pour aller frapper n'importe quel point du local. Elles voyagent partout, ensemble, une fois dépassée la distance d'entraxe ( au pire ). La bosse de la CREC, quand elle existe, existe déjà quelque part dans le champ direct.
Trouve moi un seul exemple de filtre ou une bosse dans la CREC ne pourrait pas se mesurer quelque part dans le champ direct ! Cet indice ne t'interpelle pas ?

Inversement, l'existence théorique de la CREC, qui n'est comme tu l'as rappelé que la somme des modules, ne doit être prise en compte que si le contexte d'utilisation est propice à l'émergence dans le champ direct de cette somme des modules. Et ça, ce n'est pas systématique, comme j'ai essayé de le montrer précédemment.


cdt    ... dada ...

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Réponse en coïncidence
« Réponse #26 le: 11 décembre 2015 15:36 »
Salut,

Citer
Il se résume au fait que je ne crois pas, contrairement à toi, que l'onde sonore d'un HP va prendre un chemin différent de celle du HP qui est à coté de lui, pour aller frapper n'importe quel point du local.

Le problème est que la propagation des ondes sonores n'est pas une question de croyance. A priori.

Citer
Elles voyagent partout, ensemble, une fois dépassée la distance d'entraxe ( au pire ).

D'où tiens tu cela ?

Citer
Trouve moi un seul exemple de filtre ou une bosse dans la CREC ne pourrait pas se mesurer quelque part dans le champ direct ! Cet indice ne t'interpelle pas ?

Des exemples, il y en a plein. La réponse en champ direct, c'est la courbe de réponse dans l'axe, soit la somme vectorielle de l'émission des 2 hp selon l'axe. Il est facile de voir que pour quasiment tous les filtres la réponse en coïncidence est différente de la réponse dans l'axe.


A plus,  Hervé.

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« Réponse #27 le: 11 décembre 2015 17:10 »
Coince Y Danse ?

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Réponse en coïncidence
« Réponse #28 le: 11 décembre 2015 17:36 »

Des exemples, il y en a plein. La réponse en champ direct, c'est la courbe de réponse dans l'axe, soit la somme vectorielle de l'émission des 2 hp selon l'axe. Il est facile de voir que pour quasiment tous les filtres la réponse en coïncidence est différente de la réponse dans l'axe.


A plus,  Hervé.

Tu es impayable. Je n'ai jamais parlé de la réponse dans l'axe !

Quand je parle de réponse en champ direct, c'est pour la différencier du champ diffus. Si je veux te parler de la réponse dans l'axe, j'écris la réponse dans l'axe. Les mots ont un sens précis.

Je crois, Hervé, que tu es de mauvaise foi.  ... mais je peux me tromper. ::)

cdt   ... dada ...

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Réponse en coïncidence
« Réponse #29 le: 11 décembre 2015 18:12 »
Bonjour Dada,

Le passage de la fonction de transfert d'un HP en LR2 à 353 Hz à LR2 à 1 kHz est une transformée.

Et déjà pratiquée en 1978 pour un filtrage d'aigu par celui qui les a introduites dans le monde audio,
comme on le voit en haut de cette image publiée en 1980 :



Dans ce fil, http://www.audioforum.fr/index.php?topic=457.0
j'ai abordé la question sous un aspect assez pratique, en utilisant ARTA, car il apparaît que les processeurs ne donnent pas systématiquement, pour une même dénomination, des courbes d'égalisation identiques entre elles ou strictement conformes aux fonctions analogiques qu'elles sont sensées reproduire.

Avec ARTA et un processeur numérique, on simule et on vérifie en même temps.
La procédure est détaillée dans le fil cité, je la répète pour l'exemple ci-dessus.

1. On règle le processeur pour un passe-haut Lir2 à 1 kHz.
2. On relève avec ARTA la courbe de réponse qu'il donne
3. On met cette courbe en overlay.
4. On règle le processeur pour un passe-haut Lir2 à 350 Hz.
5. On joue avec les fonctions d'égalisation du processeur,
jusqu'à à superposer la courbe courante et celle en overlay
(suivant les données du problème, cela nécessite entre une à trois égalisations, parfois plus).
6. ARTA a une fonction affichant la différence entre la courbe actuelle et l'overlay,
qui est extrêmement pratique. En zoomant, on peut atteindre des superpositions
à 0.1 dB près. C'est là où on aimerait que les égalisations offrent des pas de réglage de 0.1dB.

Tout cela me paraît à la portée de tout Artamane de base.

Pour pousser plus loin l'étude, il y a la simulation. TINA est un outil très efficace et d'accès facile pour étudier les effets la fonction passe-haut des haut-parleurset corriger  dans les voies passe-haut d'un filtrage.
Il y a différentes façons de faire des transformées en analogique. Avec Tina, j'ai réussi des juxtapositions
de courbes assez inattendues avec des écarts de 0.01 dB.
La transformée dite de Linkwitz se rapporte à un circuit, non à un concept.
On peut ainsi créer des structures Sallen & Key "transformantes" sans qu'elles soient des Linkwtz.
Je soupçonne même que c'est possible en passif pour les mediums et les tweeters et que cela a été fait plus souvent qu'on ne le pense.