Auteur Sujet: Qu’entends-tu par-là ?  (Lu 47360 fois)

Hors ligne Vic

Qu’entends-tu par-là ?
« Réponse #165 le: 21 avril 2015 11:06 »
Salutatous

J’ai retrouvé par hasard ce document que j’avais recopié mais impossible de me souvenir quand et de la source ? Qui reprend ( en résumé ) ce qui semble important de comprendre en toute objectivité dans ce que l’on doit savoir et comprendre sur la numérisation, quantification et codage du signal analogique.
Le fait que cette technologie existe depuis fort longtemps dans le monde pros et amateurs sur divers supports et type d’utilisations ( détails ci-dessous ) il est assez facile de comprendre le  bien-fondé et du but recherché dans ce que l’on veut obtenir et entendre, quand tout est fait correctement.
De passer de l’analogique au numérique ( qui n’est qu’un procédé ), la source doit être de qualité et la plus fidèle à ce que l’ingé avec les musiciens ont voulu produire lors de l’enregistrement.
Pour ce qui est des différents formats, si le fichier source analogique est de qualité on va essayer d’éviter simplement les coups de rabot et privilégier la meilleure résolution et précision en numérique lors de conversion des signaux pris à la source.
La différence même nuancée entre ( 16/24 ) avec un matériel cohérent sur du jazz, classique entre autres… donne le petit plus que recherche un mélomane à l’écoute dans sa musique préférée.
Voilà c’est ce que moi je ressens et entend quand je parle numérisation et des formats, et  rassurez-vous, j’ai de nombreuses musiques dématérialisées en 16 bits qui passent très bien et que j’affectionne avec plaisir à l’écoute.

Une manière de ne pas clore le débat… et d’en parler sereinement.  8)

la numérisation du son

La qualité du signal audio est étroitement liée à celle du support.
Le signal analogique supporte mal les copies et les manipulations : il se dégrade progressivement, par perte d’information.
Le procédé PCm (Pulse Coded modulation) a été inventé dans les années 1920 par la société Bell telephon (USA), afin d’augmenter le débit des lignes téléphoniques.
Les premières applications à grande échelle n’ont vu le jour qu’à partir des années 1960 pour la téléphonie et les années 70-80 pour l’audio.
Le signal numérique est discontinu : il n’est pas défini à tout instant, ni pour toutes les
amplitudes. Il se présente sous la forme d’une liste de nombres, codée en binaire (0 et 1).
échantillonnage
Le signal analogique est transformé en liste de nombres grâce à un convertisseur Analogique/ Numérique (A/D). Le convertisseur mesure des valeurs du signal à des intervalles de temps réguliers et les code en binaire. Il ne lit pas toute la courbe, mais seulement des échantillons.
Le nombre de valeurs mesurées par seconde nous donne la fréquence d’échantillonnage.
Le théorème de Nyquist-Shannon dit que la fréquence d’échantillonnage doit être égale
ou supérieure à 2 fois la fréquence maximale contenue dans ce signal. Notre oreille perçoit
les sons jusqu’environ 20 000 Hz. La fréquence d’échantillonnage doit être au moins de l’ordre de 40 000 Hz. Ceci est une limite théorique. Les fréquences aiguës sont codées moins précisément que les graves. On doit utiliser un filtre passe-bas pour éliminer les fréquences non codables.

fréquences d’échantillonnage normalisées
• 32 kHz pour la radio FM en numérique (la bande passante est alors réduite à 15 kHz)
• 44.1 kHz pour le CD-audio
• 48 kHz pour le DAt
• 96 kHz pour le matériel actuel pro et semi-pro

quantification
en analogique, toutes les valeurs d’amplitude sont possibles ; ce n’est pas le cas en numérique
où les valeurs sont codées en binaire, et sont donc entières. Entre deux ‘pas’ de mesure, il n’y a rien : on parle de quantification.
On définit un intervalle de N valeurs destiné à couvrir l’ensemble des mesures d’amplitude
possibles. Ce nombre N est codé en binaire sur 8, 16, 20 ou 24 bits selon la résolution du
convertisseur A/N.
L’amplitude de chaque échantillon est alors représentée par un nombre entier par approximation. Le nombre de bits limite la précision du codage. Plus le nombre de
bits utilisés sera grand, meilleure sera la ressemblance avec le signal original.

Codage…
• 8 bits = 2 puissance 8 soit 256 valeurs
• 16 bits = 2 puissance 16 soit 65 536 valeurs
• 20 bits = 2 puissance 20 soit 1 048 576 valeurs
• 24 bits = 2 puissance 24 soit 16 777 216 valeurs

Le format CD-audio est basé sur16 bits, soit 65 536 niveaux (de – 32 768 à + 32 767).
Le standard DVD-audio adopté par les machines pro et semi-pro actuelles est : 24bits – 96 kHz.
en numérisation PCM, c’est en augmentant la fréquence d’échantillonnage et le nombre de
bits de codage qu’on améliore la qualité et les possibilités de traitement du signal.
Les formats professionnels actuels vont jusqu’à 48 bits – 192 khz…
Le nombre de bits définit également l’amplitude dynamique du signal (6 dB/bit) : une résolution de 8 bits donnera une dynamique maximale de 8 x 6 = 48 dB ;
• 16 bits : 16 x 6 = 96 dB ;
• 24 bits : 24 x 6 = 144 dB.
Plus l’encodage est important, plus la dynamique sera élevée et le bruit de fond limité.
Les formats mini disc, MP3, sont des formats compressés, grand public, nettement
inférieurs en qualité aux codages PCM…
« Modifié: 22 avril 2015 07:42 par Vic »

Hors ligne œdicnème

Qu’entends-tu par-là ?
« Réponse #166 le: 18 mai 2015 11:34 »
concours de HP

Celui-ci est plus marrant, ce sont des enregistrements èmepetroisés de differents haut-parleurs.
On peut en attendre des différences plus grossières qu'avec les différents formats.

http://www.diyaudio.com/forums/full-range/270614-subjective-blind-comparison-3in-5in-full-range-drivers.html

Ecoute sur l'ordi, au casque.
Je n'ai pas lu les commentaires.
Pour le premier test, mon classement est BFE, A, GDC.
B me paraît bien équilibré, F puis E plus détaillés mais réponse moins linéaire (c'est souvent lié).
A plat, sans vie: GDC, beurk.

Les autres tests, ce sera demain ou un autre jour.

Il y a eu un deuxième round au concours précédent.

http://www.diyaudio.com/forums/full-range/274092-subjective-blind-comparison-3in-5in-drivers-round-2-a.html

Je n'y ai pas participé, mais me suis intéressé aux résultats.
Le "poll results" est accessible aux non-inscrits de DiyAudio.

Voici le classement pour chacune des sessions :

26  E = 10F/8424      ScanSpeak 10F/8424G00 (fiberglass cone)
14% D = TG9FD         Vifa TG9FD10-8 (fiberglass cone)
14% G = A7.3          Mark Audio Alpair A7.3 (silver cone) (aluminum cone)
10% F = AHE           AHE 3in (from Taiwan) (paper cone)
10% A = P830986       Peerless P830986 (aluminum cone)
06% C = FF105WK       Fostex FF105WK (paper cone)
05% B = W4-1320SB     Tang Band W4-1320SB (paper cone)
00% H = PA130-8       A surprise entry whose identity will be revealed after votes are in

29% B  Vifa           TC9FD (3.5in paper cone 8 ohm)
22% D  Faital Pro     3FE22 (3in paper cone 16 ohm)
13% A  PRV            5MR450NDY (5in 'midrange' pro audio paper cone 8 ohm)
13% C  Dayton Audio   PS95-8 (3in paper cone 8 ohm)
08% E  Dayton Audio   RS100P-4 (3.5inpaper cone 4 ohm)
07% G  Dayton Audio   RS100-4 (3.5in aluminum cone 4 ohm)
07% F                 MA CHN-70 (4in paper cone 8 ohm)


ScanSpeak et Vifa signent les produits qui remportent le plus de suffrages.
Les images des réponses en fréquence et aux impulsions ne sont visibles que par les inscrits :

http://www.diyaudio.com/forums/full-range/274092-subjective-blind-comparison-3in-5in-drivers-round-2-a-9.html

Qu'importe, c'est la conclusion qui compte. Les résultats à l'oreille et à la mesure se rejoignent :

les deux champions des statistiques sur le terrain subjectif sont ceux qui présentent les courbes de réponse les plus planes et les réponses en impulsion les plus nettes....

J'avais participé au premier round. J'avais placé en tête celui jugé comme le meilleur (le Scanspeak)et en second celui trouvé comme... le moins bon (le AHE de Taiwan). Ce dernier, malgré sa coloration évidente, avait quelque chose de plaisant.