Auteur Sujet: Le site Français (en français) de Françis BROOKE  (Lu 7293 fois)

Hors ligne Cyrille

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 594
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« le: 30 décembre 2013 14:55 »
Bonjour.

Le site complet et rigoureux de Françis BROOKE : https://sites.google.com/site/francisaudio69/

Bien au delà de son système, l'analyse de problèmes techniques (choix du HP, charge, filtrage, etc... ).

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #1 le: 27 février 2017 10:27 »
c'est marrant

j'ai revisité le site
alors qu'a mon 1er passage, ya longtemps, je l'avais juste survolé
aujourd'hui, avec le recul, tout me frappe de clartée
presque tout y est, bien expliqué et argumenté
a lui tout seul, le site rends caduque 3/4 des conversations des forums ^^
sans parler des mythes qui y sont démonté
après, c'est pas autant démagogue que d'autre, ya pas de case en couleur...

ps : je reste tout de même perplexe sur le chapitre 4.6, francis semble vraiment négliger la compression thermique, même sur musique moderne, pourtant, des bobines fondues en sono, ça arrive...
et si elles crament, c'est bien qu'elles chauffent plus qu'il ne le sous-entend
ou alors, j'ai mal compris son calcul...



Sur le graphique donné par Francis de ce 30 cm Beyma, un bruit rose à bande passante limitée de 25 à 200Hz, entretenu avec une puissance dissipée de 900 W dans le haut-parleur entraîne une compression de 3 dB... au bout de 5 minutes !
La musique c'est modulé, et le rapport, en puissance sur charge résistive, des crêtes au signal moyen c'est au pire du pire, 4 fois soit +6 dB. En pratique, 10 fois,  +10 dB, c'est déjà exceptionnel.
Dans cet exemple, la puissance moyenne dissipée avec de la musique à dynamique réduite serait de 90 W, avec une compression inférieure à -0.3 dB, en dessous de seuil de détection par l'oreille. 
S'ajoute le fait que la compression thermique a une constante de temps (grosso modo, c'est 1/5 du temps qu'il faut pour que la température se stabilise après application d'un signal entrentenu) on peut compter sur 40 secondes pour un 30 cm moderne. Ci-dessous un petit tableau  de HP établi il y a une quarantaine d'années qui figure dans le chapitre de Francis (pour info, c'est Forr qui l'a transmis, et non Robert64), on aimerait en voir un plus récent avec des haut-parleurs de ce siècle.
 
 


La température des bobines mobiles en fonctionnement, c'est facile à mesurer. Pourtant, jamais un "gros parleur" de forum qui invoque la compression thermique ne s'appuie sur une démonstration factuelle qu'il aurait effectuée.

Bref, l'échauffement des bobines par effet Joule, ce n'est pas de l'infrarouge qui tache.
« Modifié: 01 mars 2017 11:28 par œdicnème »

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #2 le: 27 février 2017 14:49 »
Les W en reproduction sonore, ce n'est pas comme les W d'une ampoule électrique dont la consommation est constante. C'est variable parce que ce que l'on écoute, c'est un signal modulé, et non des signaux entretenus de bruit blanc, bleu, rouge, rose ou encore des sinus, carrés, dents de scie... qui servent en mesure et dont le contenu émotionnel ou artistique est limité.   

Hors ligne Rascalito

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1259
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #3 le: 27 février 2017 16:19 »
Mais les dissipations thermiques doivent en grande partie lisser le phénomène je présume, non? Un peu comme une ampoule dans une boite qu'on allumerait/éteindrait toutes les secondes en mesurant la température de l'air dans la boite...

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #4 le: 27 février 2017 18:47 »
Mais les dissipations thermiques doivent en grande partie lisser le phénomène je présume, non?

Pas les dissipations (les radiateurs de dissipation dans les amplis se caractérisent en ° d'élévation par W) mais les constantes de temps thermiques (en secondes) cf post 6.

Citer
Un peu comme une ampoule dans une boite qu'on allumerait/éteindrait toutes les secondes en mesurant la température de l'air dans la boite...
Au tout début, la température dans la boîte est froide, elle s'échauffe sous l'action du hachage du courant puis se stabilise. Suivant les cas, peut persister plus ou moins sensiblement une ondulation  (des hanches si c'est une boîte de nuit).

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #5 le: 27 février 2017 19:08 »
ps : ne faudrait il pas non plus parler des conditions climatique, ventilation de la charge du HP, duré d'utilisation plus longue, utilisation d'un limiteur en sorti de console de mixage...
la vrai vie quoi, celle où on crame de précieux HP sans pour autant écouter du carré
Un haut-parleur qui crame sans que ça provienne d'une défaillance de l'ampli ou d'une fausse manœuve, je ne crois pas en avoir entendu parler.

Citer
ps2 : "La température des bobines mobiles en fonctionnement, c'est facile à mesurer" <--- comment ?mesurer Re en temps réel ?
On alimente le HP à travers de gros condos pour qu'il ne soit sollicité que par des composantes alternatives.
Côté bobine, on injecte un courant constant. La tension continue recueillie aux bornes de la bobine est fortement filtrée en passe-bas. La division tension/courant donne la valeur de Re en temps Reél. 
C'est par là qu'on devrait commencer plutôt que de se plonger dans des calculs Renaux.

http://www.stereophile.com/content/hot-stuff-loudspeaker-voice-coil-temperatures-making-measurements#Syg3YmLidxWkTG3w.97

Du concret avec un 17 cm :
http://www.stereophile.com/reference/1106hot/index.html#5j06w5mVT2HLZ74s.97

PS : RMS c'est pour les tensions, pas pour les Watt.
« Modifié: 27 février 2017 19:24 par œdicnème »

Hors ligne Rascalito

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1259
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #6 le: 27 février 2017 19:15 »
Si, si: dissipation ou "toute perte de chaleur du système".. J'ai volontairement mis dissipation pour englober toutes les possibilités de transport, de la conductivité au rayonnement en passant par la convection. Étant donné qu'on ne refroidi pas une enceinte à la glace, on laisse de coté les changements d'état ou les réactions chimique...  ;)
Sur ce, je ne pense pas qu'une ondulation soit perceptible, même à l'abord du HP. Je tablerais bien volontiers sur des constantes de temps de l'ordre de la minute... Mais bon, c'est juste pour faire avancer le schimilibili... Le schlibimi...

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #7 le: 27 février 2017 19:34 »
Si, si: dissipation ou "toute perte de chaleur du système".. J'ai volontairement mis dissipation pour englober toutes les possibilités de transport, de la conductivité au rayonnement en passant par la convection.
Tu ne peux pas faire abstraction du facteur temps.

Citer
Sur ce, je ne pense pas qu'une ondulation soit perceptible, même à l'abord du HP.
Je parlais de la lampe dans sa boîte

[Je tablerais bien volontiers sur des constantes de temps de l'ordre de la minute...
C'est dans ces eaux-là, pour les 31 et 38 centimètres.

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #8 le: 01 mars 2017 01:44 »
Papourien,

je réponds à ton mail :

Citer
fait pas la gueule je te taquine
Heureusement que tu le précises. 

Citer
d'ailleur, si je te demandé de combien va chauffer une ampoule de 50w si tu lui envoie 50w crête, tu serais bien embété
Je te demanderai d'abord ta définition d'un "W crête", puis comment tu fais pour contrôler que tu envoies bien ces 50 W crête (ou paquerette d'ailleurs) et enfin si ton ampoule elle est au tungstène, en LEDs, fluo ou à décharge. 

Citer
a part ça, le calcul que j'ai fait avec un sinus FC3db par comparaison au calcul de francis est faux ? juste ? résutlat normal ?

et ce résultat de la moitier de la puissance admissible avec un sinus, personne n'a d'avis ?
Ca ne risque pas, le problème est posé de façon incompréhensible.

Citer
dans l'exemple du beyma, c'est 1300w rms aes sur bruit rose

Beyma fait dans le Wrms. Inquiétant, ils n'ont rien compris à ce que veut dire RMS.
 
Citer
parceque la, selon les calcul de Francis, je peut envoer un signal carré plein régime sans cramé le HP
ma petite expérience de sonorisateur me dit de ne pas essayer. c'est pour ça que j'ai du mal avec sa conclusion
Parce que Francis raisonne avec des signaux qui ne sont ni à pleins gaz, ni entretenus, ni carrés.
« Modifié: 01 mars 2017 01:49 par œdicnème »

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #9 le: 01 mars 2017 12:33 »
en même temps, si tu commences en disant que 1 watt =! 1 watt
forcément, on s'y prend les pieds
Il n'y a pas trente six mille genres de W.
Ce sont les poètes du marketing qui en ont inventé plein.         

Citer
je suis d'accord avec toi, watt rms est un abus de language
Comme pour le tacle 1 W = 1 W, je n'y suis pour rien, ce n'est que de la physique élémentaire.

Citer
le haut parleur est tester avec un signal présentant une tension RMS à -6db (ça va la ?)
Ca va dans la bonne direction.

Citer
en utilisant un morceau comme le Savant (-5.5db)
Je suppose que c'est la valeur moyenne (sur toute la durée du morceau) par rapport à l'excursion maximale dont est capable le support. Les dB exprimant un rapport entre deux valeurs, il faut préciser celle qui sert de référence. En numérique, on parle de dB FSD (Full Scale Deviation, c'est à dire la valeur maximale que peut avoir un échantillon).

Citer
je devrais faire chauffer la bobine a son maximum admissible ?
et avec un sinus, elle devrait fondre ? ce n'est pas ce que calcule Francis
Francis ("Il faut souligner que l'impédance Z d'un haut-parleur, c'est... une impédance !"
c'est comme ma loi à moi "1 W = 1 W " )
précise qu'on doit impérativement tenir compte de la courbe d'impédance du haut-parleur.
Sinon ça tient du propos de comptoir après un bon nombre de verres d'infrarouge ou d'infrajaune.

Donc avec un sinus et le HP de Beyma, quand l'impédance est de 6.2 Ohm, pour 1300 W, la tension appliquée est (1300*6.2)^0.5 =89.78 Vrms.

La même tension (0 dB de différence en tension avec la précédente) appliquée à la fréquence de la pointe d'impédance qui est de 230 Ohm donne une puissance de 89.78²/230 = 35 W.

En prenant une impédance moyenne de 78 Ohm entre 25 et 200 Hz (exemple de Francis) et, pour ton Savant, un niveau moyen  de -5.5 dB (soit 1.88 fois) en dessous de la 89.78  Vrms (et en supposant que la distribution en fréquence du signal est également répartie), la puissance dissippée par le HP sollicité à fond de ballon (d'infrarouge)

(89.78/1.88)²/78 = 29 W (sauf si que je m'a gourré dans les calculations).

Citer
"Parce que Francis raisonne avec des signaux qui ne sont ni à pleins gaz, ni entretenus, ni carrés."
d'ou vient le 1300w dans le calcul ?
C'est la limite à droite du graphe Beyma.

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #10 le: 01 mars 2017 16:47 »
hé, c'est toi qui es venu m'expliquer qu'un watt de musique, c'est pas comme un watt d'ampoule  ;D
Avec la musique, le signal éléctrique, s'il est supportable à l'écoute, est variable. Dans l'ampoule, il est fixe (sauf effets en spectacle). Mais l'essence même du W reste la même. Et ne s'accorde pas avec les épithètes et acronymes qui concernent la forme des tensions et des courants. Vu ? 

Citer
peut on parler d'autre chose qu'un signal à 0dbfs ?
La notion d'excursion maximale d'un système de reproduction est fondamentale.

Citer
alors je la refais
quand beyma garantie son hp 1200w sur bruit rose 25-200hz avec -4db de perte termique, la courbe d'impédance est ce qu'elle est
et quand, dans la même chaine gain/amplification, j'envoie un Savant, le HP sera en limite thermique avec plus de 4db perdu
ce n'est pas la conclusion ni le calcul de Francis
ou alors j'ai vraiment rien compris...

C'est chez Beyma et pas mal d'autres qu'il y a une incohérence, parce qu'ils raisonnent sur des puissances alors que l'ampli attaque le HP en tension (ou sous une impédance donnée) et jamais en puissance.
On est englué dans des conversions incohérentes entre tensions et puissances. C'est mesuré comment ces 1200 W ?

Pour 900 W, c'est une compression de 3 dB au bout de cinq minutes qui est indiquée.
Ce qui, si je ne me trompe, implique une augmentation de la résistance de la bobine mobile de 41.4 %.
Pendant ces cinq minutes, la tension d'attaque n'a pas varié, la résistance a augmenté et le courant a diminué de façon inverse. Avec U constant, la puissance initiale , U²/R ou P=U*I est devenue U²/(R*1.414) ou P*(I/1.414). Avec 900 W au départ, ça fait 636 W  et pas 900 W après cinq minutes. Les voilà les 3 dB.   
 
Maintenant, pour vérifier si les calculs concordent avec la réalité, il n'y a qu'une chose à faire.
« Modifié: 01 mars 2017 17:22 par œdicnème »

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #11 le: 01 mars 2017 19:58 »
ça n'empèche que :


L'échelle des abscisses est en W mais l'ampli pilote le haut-parleur en tension, ça la fout mal quand on a des exigences de cohérence.
 
J'ai donné le moyen d'évaluer l'élévation de température d'une bobine mobile.
J'attends que l'on (= tu) m'explique(s) comment on maintient constante la puissance appliquée à un haut-parleur pendant 5 minutes. L'existence d'une procédure n'est pas impossible mais je n'ai vu nulle part qui que ce soit en employer une.

Citer
je comprends que tu m'explique qu'un HP beyma à "1200w", ça chauffe pas comme un radiateur de 1200w tu réponds à une question intéressante, mais ce n'est pas ma question
on a un tableau beyma qui prends déjà en compte ces phénomènes
Je viens de re-pointer sa faiblesse.

Citer
les pertes calculées par Francis me semble sous-estimé
Les cadres pour lesquels ces calculs s'appliquent sont clairement définis.

Citer
sinon pourquoi les constructeurs sérieux parleraient de compression thermique ?
Leur discours n'est pas à la hauteur du sérieux de leur fabrication. Beaucoup de marketing là dessous,
mais si ça se donne des airs de sérieux. J'ai beaucoup de respect pour l'AES mais force est de constater qu'une grosse partie de la littérature qu'elle diffuse émane de personnes qui travaillent chez des constructeurs et n'est donc pas totalement "innocente"   
On peut commencer à se préoccuper de compression thermique dans des applications sono où les haut-parleurs travaillent près du taquet, comme dirait Roland. Les réalisations électroniques vraiment modernes doivent normalement être en mesure de contrôler le phénomène.
Si elle est vraiment sensible, la raison fondamentale, c'est tout simplement que les haut-parleurs sont en nombre insuffisants vis à vis du niveau sonore demandé. Et on ne parle pas de leur distorsion ! Les besoins exacts ont été mal appréciés, ça arrive aussi aux amateurs pour leur propre installation, mais plus souvent dans l'autre sens... 
En plus, s'il y a compression thermique, c'est que la modulation, écoutée à niveau très élevé,  se trouve elle-même d'abord très compressée par des compresseurs électroniques aux effets autrement plus audibles.
et ensuite par les oreilles elles-mêmes qui doivent se protéger contre les déluges de dB SPL.
 
Citer
(jbl l'a même mesuré en réponse...ils ont vraiment rien a faire chez jbl les mecs, mesurer des phénomènes inexistant pour décendre la qualitée de leurs propres produits...)
Pas inexistants, mais insignifiants dans des conditions habituelles d'exploitation.
Une variation de niveau de 3 dB, douce, du fait que l'échauffement de la bobine est lent, c'est très audible ? Peut-être pour quelques oreilles pointues mais le public n'y verra entendra que du feu.

Citer
ça me rappelle le site d'à coté, avec plein de doc sur le baffle step, et la conclusion qu'"on s'en fou"
mon bon sens se heurte là, j'ai beaucoup de mal
Etonnant de sa part, mais c'est bien après tant d'années à passer à le calculer de s'apercevoir qu'il n'est pas d'une grande pertinence.

Citer
ou alors j'ai vraiment vraiment rien compris
Tu finis chaque post en disant ça. C'est la méthode Coué ? à ce train-là tu vas finir par te convaincre.
« Modifié: 01 mars 2017 20:39 par œdicnème »

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #12 le: 02 mars 2017 01:03 »
on trouve une puissance facteur crête de +6db, valeur que j'attendais dans le calcul de Francis
et un calcul de perte thermique qui ne laisse aucun doute sur la méthode de chauffe
Pour savoir combien ça va chauffer, conserve la méthode de calcul de Francis et laisse tomber ses données
T'incomberont les choix difficiles du niveau moyen, du facteur de crête et l'impédance moyenne. 
Si ton facteur de crête est de 6 dB ou moins, c'est que déjà avant de passer dans les haut-parleurs la modulation archi-compressée.
En plus si tu veux exploiter tes HP au maximum pour avoir des SPL du tonnerre, il est évident que ce n'est pas de la qualité sonore que tu recherches.
Dans ces conditions, qu'est-ce que tu vas te préoccuper de compression sonore ?
Elle est même desirable, ça fait toujours quelques dB en moins à encaisser par les esgourdes quantitativement et qualitativement martyrisées.     

Citer
sinon, je suis d'accord avec toi, maintenant que tu modères tes propos la compression thermique, c'est un problème de sonorisateur mais c'est un problème bel est bien réel
Il y a des sonorisateurs qui fréquentent les fora audio hifi/hc. Je n'ai pas le souvenir d'un seul à avoir évoqué des problèmes de compression thermique. Il doit y en avoir mais sur d'autres fora plus orientés sono que celui-ci.

Citer
je ne trouve aucune retenu dans la conclusion de Francis qui ne distingue a aucun moment un usage 'normal' d'un usage 'sono' d'ailleur,
La page d'accueil et le début du prologue de son site indiquent dans quel domaine il le situe. Ce n'est pas celui de la sono mais sur le terrain audiophile et HC-phile.

Citer
edit : "Les réalisations électroniques vraiment modernes doivent normalement être en mesure de contrôler le phénomène. "
le béaba du sonorisateur, régler son limiteur en controlant la tension de sorti sur des signaux ultra exigeant, ajouter le gain de l'ampli, et surtout ne pas se tromper de 2db avec le threshold, sinon ça crame.
Il me semble que ce sont les mediums et les aigus qui crament facilement, plus que les gros HP pour lesquels  c'est le talonnement qu'on cherche à éviter.
« Modifié: 02 mars 2017 09:30 par œdicnème »

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #13 le: 02 mars 2017 11:59 »
hum, le sujet dévie...
En quoi ? On est en plein dedans.

Citer
visiblement bcp de préjugé "audiophile" et peu d'expérience "sonorisateur"
Comme tu as quelques difficultés avec les concepts de base des grandeurs électriques, tu es très mal placé pour faire ce genre de commentaires.

EDIT
Expérience de sonorisation, je veux bien. Mais où sont tes évaluations de compression thermique dans les conditions réélles de ton taf ? Tu ne proposes aucune donnée à grignoter.
Moi, audiohile non conventionnel, j'en ai relevé plein et ce n'est pas fini...

 
Citer
j'apprécie les articles de Francis celui sur la compression thermique me semble incorrect
La méthode de calcul de Francis ne s'adresse pas à un domaine particulier, hifi, audiophilie, HC ou sono.
Ce qui peut te déplaire, ce sont les données chiffrées qu'il a adoptées aux départ. Ce sont les siennes
rien n'empêche personne, et donc toi en premier, d'en prendre d'autres. Mais il va te falloir assimiler le développement logique de Francis...

Citer
il manque le facteur crête de 6db du signal original
Tu insistes avec ce facteur crête ridiculement réduit pour un signal original. Il dit tout sur sa qualité exécrable. Ca veut dire une énorme grosse compression en amont. Comme tu le sais peut-être, un compresseur ça agit comme une commande de volume pilotée électroniquement, à chaque fois que le volume change, la distorsion harmonique fait un bond.

EDIT
je tombe sur cet autre chapitre de Francis

https://sites.google.com/site/francisaudio69/1-prologue/1-6-le-mythe-des-waes

Je commence à comprendre d'ou proviennent tes 6 dB (2 fois en tension, 4 fois en puissance).
Vois que ça a évolué : - Le facteur de crête du bruit rose passe de 6 à 12dB.
12 dB (4 fois en tension, 16 fois en puissance),  c'est pas très loin des 14 dB (5 fois en tension, 25 fois en puissance) que j'ai proposé ce matin dans le paragraphe ci-dessous.
A+

Citer
et les musiques testé ne sont pas éclectique, la conclusion change
Avec 14 dB de facteur de crête, assez commun pour des musiques considérées comme correctement reproduites, je te laisse faire le calcul de la puissance dissipée par le Beyma avec la valeur crête qui te plaira.

Citer
ps : le baffle step...tu t'en tampone
Non, j'ai dit qu'on donne trop d'importance à un critère qui est mesuré en champ libre ou fenêtré, ce qu'on n'oublie qu'en général. On écoute dans des locaux avec des murs, un sol et un plafond, ça change plus qu'un peu la donne. 

Citer
donc tu calibres tes systèmes plat au point d'écoute ?
Après avoir, comme tant d'autres, signifié des dizaines de fois que ça ne rimait à rien, à l'auteur du Site bien connu ? Tu rigoles !

Citer
aller, je te file UN indice, après j'abandone, Don Quichotte est fatigué...
Déjà ? tu n'es pas très endurant.

Citation de: Francis, chapitre 7.2
En fonction de l'acoustique de la pièce, des enceintes (positionnement dans la pièce, directivité en fonction de la fréquence...) et de ses goûts musicaux, chacun choisira SA courbe cible.
Je suis d'accord sauf sur le terme "courbe cible" employé (encore une expression credo abusivement utilisée par l'auteur du Site).
Je fais mes réglages de HP et d'enceinte de façon parfaitement conventionnelle puis, s'il y a lieu, les peaufine selon l'équilibre sonore qui me plaît à ma position d'écoute la plus courante, de façon purement subjective, sans rien vouloir savoir de ce qu'y sont les courbes de réponse (pour ceux qui en font, faut-il tenir compte de la réverbération ou pas ? c'est à dire mesure fenêtrée ou pas ? en moyennant les résultats en bougeant le micro ou pas ?). 
Si on cherche à respecter une courbe cible, c'est qu'on a préalablement une idée de ce qu'elle doit être (une ISO par exemple ). Pas moi. Le constat est bien connu qu'une courbe plate en mesures conventionnelles est liée en utilisation à la réponse statistiquement préférée dans le monde entier. Pour mon installation, les retouches à la place d'écoute ne portent que sur 1 ou 2 dB dans la voie grave et la voie aigüe. Je ne suis pas un homme d'égalise.   
« Modifié: 02 mars 2017 16:01 par œdicnème »

Hors ligne œdicnème

  • Membre Habitué
  • *****
  • Messages: 1247
Le site Français (en français) de Françis BROOKE
« Réponse #14 le: 04 mars 2017 12:23 »
salut oeudicnème
oui je sais, j'ai bcp de difficultées avec les concepts de base
qu'est ce que tu veux, j'ai raté les cours de physique au lycée...

L'enseignement des concepts de base au lycée ou ailleurs est le plus souvent déplorable. Il fourre des équations plein la tête - ça permet surtout de départager les élèves aux examens mais à part cà ? - mais pas de comprendre les phénomènes qu'elles reflètent, lesquels s'expliquent avec des mots, pas avec des submersions d'équations et de chiffres. 

On voit bien que c'est la pagaille dans les normes de puissance admissible décortiquées par Francis et pourtant il y a plein de pointures qui se penchent dessus...

Un petit aperçu :

- dans la zone des basses fréquences pour un HP, il y a de gros pics d'impédance, la puissance dissipée y est bien plus faible qu'ailleurs où l'impédance se rapproche d'une résistance.

- à cela s'ajoute le fait que le mouvement de la bobine y est de grande amplitude et qu'elle est donc mieux ventilée.

- ce qui détermine à ces fréquence le SPL maximal délivré par le HP est son excursion maximale. Si on lui applique une tension trop élevée, il talonne - ça s'entend ! - au point de courrir le risque de voir sa mécanique endommagée.   

- aux fréquences supérieures, la courbe d''impédance est plus plate, plus résistive. Pour une même tension RMS délivrée par l'ampli, la puissance dissipée est supérieure à la précédente. Pire la bobine mobile a un mouvement de plus faible amplitude et donc chauffe plus. Si on pousse trop loin, c'est la destruction de la partie électrique du HP par excès (Joule) de puissance électrique dissipée.

On peut dire que le fonctionnement correct pour un HP est soumis à deux limites selon la  fréquence. tension ou puissance. Bien évidemment, pour compliquer le tout, ces deux limites sont difficiles à clairement définir.

Le signal à reproduire présente une distribution spectracle qui se répartit de façon très différente selon le type de musique, l'une ou l'autre des limites peut être approchée.

Dans ces conditions, il est assez illusoire de penser que les limites d'un HP puissent se résumer à seul chiffre dit de puissance admissible.

Pour la sono ou la hifi sophisitiquée d'aujourd'hui et du futur (s'il y en a un...), un processeur permet(tra) par des calculs s'appuyant sur une modélisation du HP dans son enceinte d'empêcher tout excès de tension appliquée et même de corriger toute pointe de compression thermique (avec prise en compte de la température ambiante).
 
Citer
"Le constat est bien connu qu'une courbe plate en mesures conventionnelles est liée en utilisation à la réponse statistiquement préférée dans le monde entier."

qu'entends tu par 'mesure conventionnelle' ?

Ce sont les mesures courantes qu'on pratique en chambre sourde ou assimilée. Elles figurent dans les data-sheets, nombre d'amateurs sont aujourd'hui capables de les reproduire chez eux :
réponses en fréquence dans l'axe et avec un certain angle, en waterfall, en impulsion (pour un HP seul), en step (pour une enceinte), distorsions...

A+
« Modifié: 04 mars 2017 14:22 par œdicnème »